L’interprète peut jouer plusieurs rôles : tout d’abord le rôle d’interprète de liaison lorsqu’il s’agit uniquement d’éliminer la barrière de la langue entre deux entités ou deux personnes. Par ailleurs, la mission de l’interprète de conférence est de transmettre uniquement des informations dans le contexte précis de la rencontre tandis qu’un interprète social devient un médiateur et facilite l’aboutissement de certaines situations sociales particulières comme les négociations de demande d’asile des réfugiés, la médiation pour l’arrêt de conflit, etc.
Le profil du bon interprète
Le profil du bon interprète ne se vérifie pas uniquement sur ses capacités au niveau du langage, sa personnalité est un facteur fondamental de sa réussite dans le domaine. Un interprète doit être avide de connaissances, donc constamment à la recherche d’une culture générale plus étoffée. C’est une personne calme qui sait travailler sous pression et qui est capable de gérer le stress. Outre la capacité de mémorisation et de concentration très élevée qu’il doit posséder, l’interprète est une personne très flexible tant dans son emploi du temps que dans les sujets qu’il peut aborder ou encore avec les personnes qu’il serait amené à rencontrer. Enfin, les qualités humaines de l’interprète sont primordiales, des qualités comme l’intégrité, le sens des responsabilités et la discrétion. L’interprète doit comprendre l’importance de sa profession et l’impact de ses interventions.
Les défis liés au métier d’interprète
Etre interprète nécessite de suivre des formations adaptées et des études sérieuses qui durent jusqu’à 5 ans dans les Hautes Ecoles, car il ne s’agit pas uniquement de savoir parler couramment deux langues pour devenir un interprète. Mises à part les études de spécialisation du langage pour une maîtrise parfaite de ses subtilités, l’interprète doit augmenter la qualité de ses interprétations. Pour cela, il apprend à travers de nombreuses formations telles que la philosophie, l’histoire, la psychologie, la sociologie, les différentes formes du droit mais aussi, des formations sur des sujets économiques et politiques afin de bien cerner le sens des mots dans son contexte mais aussi les enjeux lors des débats.
De plus, l’interprète doit acquérir une certaine expérience avant de pouvoir devenir un interprète de premier ordre dans les grandes institutions et autres organismes internationaux. C’est un métier difficile, car il n’est pas toujours évident de comprendre ce que dit l’interlocuteur, en particulier lorsque celui-ci a un débit trop rapide ou un accent difficile à saisir ou que les bruits ambiants ne favorisent pas du tout la compréhension. Les interprètes doivent ainsi subir un entraînement intensif à l’écoute pour savoir gérer un environnement de travail « hostile ».
Enfin, au vu des différences culturelles, des différences au niveau des échelles de valeurs et même de l’état d’esprit, il est également difficile à l’interprète de transmettre certains aspects du mode d’expression comme l’ironie ou encore l’humour.
